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KAFKA, Franz Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-03-2008
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La métamorphose : Un roman de Franz KAFKA. Dans le cadre du cours de français, une oeuvre choisie et commentée par des élèves de 2nde du lycée français du Caire, parmi une trentaine de livres présentés par la documentaliste au CDI. 


 

la métamorphose , roman de franck Kafka,première de couverture

La métamorphose

Titre : La métamorphose

Auteur : KAFKA, Franz

Traducteur : LORTHOLARY,Bernard

Editeur : Gallimard

Collection : Folio



L'histoire : Lorsque Gregor Samsa s'éveille, un matin, après des rêves agités, il est bel et bien métamorphosé. Doté d'une épaisse carapace d'où s'échappent de pitoyables petites pattes ! Lugubre cocasserie ? Hélas, ultime défense contre ceux qui, certes, ne sont pas des monstres mais de vulgaires parasites... Les siens. Père, mère, soeur, dont l'ambition est de l'éliminer après avoir contribué à l'étouffer... Ici, un homme se transforme en coléoptère monstrueux, là, un engin pervers tue avec application... Dans la colonie pénitentiaire, c'est l'expérimentation en direct. Une machine infernale s'acharne sur un soldat soumis. Une machinerie hors pair, digne d'un inventeur à l'imagination torturée !



Pages vues: 54

Commentaires (2)
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1. 13-05-2008 04:34
 
La Métamorphose est un livre qui évoque un personnage dont le prénom est Grégor. Un jour, lorsqu’il se réveille, il est métamorphosé en un gros cafard. Durant toute la lecture, Grégor ne peut pas parler avec qui que ce soit. En revanche, il peut toujours comprendre ses parents. Horrifiés par son apparence, ses parents décident de l’enfermer dans sa chambre en le nourrissant chaque jour. Sa soeur décide finalement de demander à la famille de s’en débarrasser. Grégor surgit, en effet, espérant amener sa sœur bien-aimée à le rejoindre dans sa chambre et à lui jouer du violon. C’est après cette scène qu’elle file directement chez ses parents et leur dit qu’elle ne peut plus tolérer cette situation. 
 
“Mes cher parents” dit la soeur en abattant sa main sur la table en guise d’entrée en matière, “cela ne peut plus durer. Peut-être ne vous rendez-vous pas à l’évidence ; moi, si. Je ne veux pas, face à ce monstrueux animal, prononcer le nom de mon frère, et je dis donc seulement, nous devons tenter de nous en débarrasser.  
 
Ce livre est un peu décevant parce que tout au long de l’ouvrage, on ne sait pas si Grégor s’invente ce nouveau monde où il vit ou s’il est réellement métamorphosé. L’atmosphère est également beaucoup trop sombre et ce n’est pas une livre passionnant. Durant toute la lecture, Grégor est enfermé dans sa chambre et on a l’impression qu’il y fait toujours très sombre. Dans ce roman, il n’y a pas un seul passage qui évoque la joie et tout n’est que tristesse et malheur. 
 
Ce que l’on peut observer, c’est que la métamorphose de Grégor n’est évoquée qu’au début du livre. Mais pendant tout le reste de la lecture, on remarque que le comportement de sa famille change. Le titre ne concerne donc pas seulement Grégor mais également sa famille.
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2. 15-05-2008 18:27
 
Transformer son personnage principal en cancrelat, autrement dit en cafard, c’est l’idée originale qu’a eue Kafka dans son œuvre : La Métamorphose ! En composant son roman en 1912, l’auteur révélait une vérité encore inavouée sur la société de l’époque, en se servant d’un personnage à première vue normal, travaillant dans le commerce et vivant dans une famille aux mœurs bourgeoises. Cependant, derrière ce statut se cache une frustration bien plus profonde directement liée à la vie de l’auteur qui a haï sa famille et tenté de se suicider précédemment. 
 
Gregor Samsa n’est pas en accord avec l‘autorité de la société, d’où les rapports com-pliqués avec son patron. C’est cela qui apparaît lorsque le jeune homme est changé en une bête répugnante à son réveil. Certains estiment encore à l’heure actuelle que cette transformation « serait une caricature de l’économie capitaliste », d’autres pensent que ce n’est qu’à partir de là que le personnage trouve le « chemin de son salut ». Une fois cafard, Samsa s’habitue assez vite à sa nouvelle condition physique. A l’inverse, sa famille ainsi que le fondé de pouvoir -représentant de la société que refuse Samsa- sont les premiers à le voir et à exprimer un certain dégoût. Au fil du temps, c’est sa sœur qui a la bonté de s’occuper de son alimentation toute nouvelle (des légumes et autres fromages en décomposition). Finalement, il finit par apprécier ses sensations toutes autres et son mode de vie loin des inquiétudes de la vie d’un homme. 
 
Malgré une fin moins rose, le roman n’en demeure pas moins plaisant pour tous les lecteurs, même les plus amateurs. L’aspect absurde et fantastique de l’œuvre n’est pas sans rappeler certains films de science-fiction et permet de sortir des conventions, le temps d’une lecture rapide, voire facile au premier abord, grâce à un nouveau langage pour l’époque.  
 
Extrait : p.26-27 
 
Après s’être réveillé changé en cancrelat, Gregor Samsa encore lucide pense être entre deux rêves et se pose alors des questions existentielles. Le personnage s’imagine alors des triomphes imaginaires sur son patron et donc indirectement sur la société qu’il refuse. 
 
« « On devient complètement stupide », pensa-t-il, « à se lever d’aussi bonne heure. L’homme a besoin de sommeil. Il y a d’autres voyageurs qui vivent comme les femmes de harem. Quand je retourne par exemple à l’auberge au cours de la matinée pour recopier les commandes que j’ai reçues, ces messieurs n’en sont qu’à leur petit déjeuner. Il ferait beau que j’en fisse de même avec mon patron; je sauterais immédiatement. Qui sait d’ailleurs si ce n’est pas ce qui pourrait m’arriver de mieux ? Si je ne me retenais pas à cause de mes parents, j’aurais donné ma démission depuis longtemps, je serais allé voir le patron et je lui aurais vidé mon sac. Il en serait tombé du haut de son bureau ! Quelle habitude aussi de se percher sur le bord du comptoir et de haranguer de là-haut ses employés ! Surtout quand on est dur d’oreille comme le patron et qu’on oblige les gens à s’approcher tout près ! Enfin, tout espoir n’est pas perdu ; quand j’aurai réuni l’argent nécessaire pour rembourser la somme que mes parents lui doivent - cela demandera bien cinq ou six ans -, c’est certainement ce que je ferai. Et alors, point final et on tourne la page. Mais, en attendant, il faut que je me lève, car mon train part à cinq heures. » »
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Dernière mise à jour : ( 08-05-2008 )
 

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